Comment redonner de l’optimisme à votre équipe ?

Vous ne savez pas si c’est le manque de lumière, les objectifs inatteignables ou le manque de vacances, mais toujours est-il que le moral de votre équipe est au plus bas. L’urgence est là ! : Redonner enthousiasme et optimisme à tout le monde au travail. Mais comment ?

Sourire
Le manager optimiste commence par sourire à ses équipes. «C’est une émotion positive très contagieuse. Le fait d’arriver le matin au bureau avec le sourire peut “contaminer” le reste de l’équipe».
Autre cercle vertueux, le ratio de Losada. Les équipes les plus performantes sont celles au sein desquelles les interactions positives sont au moins trois fois plus nombreuses que les négatives. Autrement dit, il faut trois interactions positives pour contrer une interaction négative (en couple, c’est cinq pour un…). Ce sont les chercheurs Marcial Losada et Barbara Fredrickson qui ont étudié pendant dix ans la performance d’équipes dans une entreprise.

Accueillir les émotions négatives et écouter
Si de gros projets n’ont pas vu le jour depuis trop longtemps ou que les objectifs annuels n’ont pas été réalisés, il est important que chacun puisse exprimer ses émotions négatives, au sein de votre équipe et que vous puissiez les écouter : «Ne cherchez pas à les nier. Au contraire. Certaines personnes aiment parler de leurs problèmes et s’y complaisent un peu. Laissez-les se “purger” de ce qui les bloque ou les freine, c‘est important de pouvoir le faire». Devenez la personne ressource, «celle qui est là pour écouter les autres». On ne le dira jamais assez : créer du lien, écouter véritablement la réponse de son interlocuteur quand on lui demande : «Comment ça va ?», c’est mettre une énergie positive dans le monde.

Redonner du sens au travail
L’histoire des tailleurs de pierre est un bon exemple pour illustrer la vision très différente que chacun peut avoir de son travail. On l’attribue à l’écrivain Charles Péguy. En se rendant à Chartres, il aperçoit sur le bord de la route un homme qui casse des cailloux et lui demande ce qu’il est en train de faire. Ce monsieur lui répond alors qu’il est en train de casser des pierres mais qu’il a mal au dos, a faim, soif et trouve que c’est un travail pénible. Le narrateur continue sa route et rencontre une seconde personne en train d’effectuer la même tâche. Même question, réponse un peu plus enthousiaste : «Je suis casseur de pierres. C’est dur mais cela fait vivre ma famille. Et puis, j’ai la chance de travailler en extérieur, il y a pire». Toujours sur la route, il rencontre une troisième personne, elle aussi en train de casser des pierres mais qui lui répond : «Moi, je bâtis une cathédrale !»
Trouver un sens à ce que l’on fait, voire, en insuffler, change tout. Les entrepreneurs le disent : débordés de travail, ils se lèvent le matin avec le sourire car en plus d’aimer ce qu’ils font, ils savent pourquoi ils se battent. Le manager, lui, est très bien placé pour donner du sens, à travers quelques exercices concrets. Le premier consiste à demander à chacun d’écrire un descriptif complet du poste qu’il occupe, et le discours de son propre pot de départ. Autre idée : créer un mur où chacun peut coller ses idées. Que chaque collaborateur écrive ses émotions positives du jour, sur une petite feuille, à coller sur un mur ou un panneau. Ou encore, en réunion, demander à chacun de faire la liste de trois choses positives qui ont eu lieu dans sa journée professionnelle.

Encourager et soutenir
C’est la base : «On peut tout dire du moment qu’on le dit comme il le faut. La communication non violente prend tout son sens quand il s’agit d’insuffler de l’optimisme à ses équipes, que ce soit pour un petit point ou un véritable recadrage». Autrement appelée écoute active, la CNV consiste à partir des faits («quand tu fais ceci ou cela comme à telle ou telle reprise»), exprimer ses émotions, son ressenti («cela me met en colère parce que…»), à éclaircir ses besoins («j’aurais donc besoin pour mieux fonctionner que tu…», à proposer une solution et la valider tous ensemble.

Remercier et féliciter
On ne répétera jamais assez qu’il est important de célébrer les victoires : apéritifs, anniversaires, succès, départs, recrutements… Ces moments, qui peuvent être fêtés simplement, sont importants pour l’ambiance, et surtout, ils sont des super générateurs d’émotions positives. Le manager n’est pas obligé d’en être à l’initiative. Des membres de l’équipe peuvent aussi les organiser. «Surtout, être soudé quand tout va bien permet d’être soudé en cas de coup dur ».