Luc Ferry

Si Luc Ferry est une personnalité connue, il descend d’une famille qui a su faire ses preuves au sein de la société. Fils d’un noble confectionneur de voitures de course (Pierre Ferry) et d’une mère au foyer, Luc Ferry compte parmi ses trois frères Jean Marc Ferry, le fameux philosophe. Avec cela hors de question de ménager son cursus scolaire ou même de rester inconnu aux yeux du grand public.

VIE PRIVEE

Le 22 avril 1989 Luc Ferry épouse Dominique Menier. De cette union survient l’adoption d’une fille, Gabrielle. Six ans après il divorce et se remariera le 7 mai 1999 avec Marie Caroline descendante d’une très haute lignée. De cette union naissent deux autre filles, Louise la même année et Clara en 2001.

UN PARCOURS ATYPIQUE

Agrégé de philosophie et de sciences politiques, docteur d’Etat en sciences politiques, Luc Ferry mène d’abord une carrière d’enseignant et de philosophe. Entre 1984 et 1985, il publie les trois tomes de sa ‘Philosophie politique’, dont il écrit le dernier avec Alain Renaut. Cette collaboration se poursuit notamment avec, ‘La pensée 68 – Essai sur l’antihumanisme’ et ‘Système et critique’ en 1985, et avec ‘Heidegger et les modernes’, en 1988.

En 1992 paraît ‘Le nouvel ordre écologique – l’arbre, l’animal et l’homme’, traduit en plus de quinze langues, qui lui vaut le prix Médicis essais ainsi que le prix Jean-Jacques Rousseau. Intellectuel très médiatisé, il mène en parallèle une carrière politique discrète avant d’entrer au gouvernement. D’abord nommé président du conseil national des programmes par son prédécesseur François Bayrou en 1994, qu’il préside depuis et participe en 1997 à la commission présidée par Pierre Truche pour la réforme de la justice.

Il accède au titre de ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse en 2002. Son plan d’action est simple : lutter contre l’illettrisme par de grandes entreprises en passant par la décentralisation du surplus du personnel dans le domaine de l’enseignement ou par l’opposition à la délocalisation de la main d’œuvre dans le secteur public. Il occupera ce poste durant deux années (7 mai 2002-30 mars 2004), et a marqué l’histoire et la politique de son pays, on retiendra moultes de ses plans d’actions tels que :

  • Un texte sur la laïcité à l’école et l’interdiction de signes religieux ostensibles à l’école
  • « Mission de réflexion » sur le mariage homosexuel et l’homoparentalité

Après la refonte ministérielle de mars 2004, lors de laquelle il quitte ses fonctions, il est nommé président délégué du conseil d’analyse de la société (CAS) et entre au Conseil économique et social.

UNE CARRIÈRE D’ÉCRIVAIN

Sa passion pour la philosophie amène Luc Ferry à devenir auteur d’ouvrages. Nous sommes en 1985 où il décide d’un partenariat avec Alain Renault pour publier La pensée 68, œuvre qui fait la satire des penseurs de l’après “Mai 68” avec le slogan « il est interdit d’interdire ».

Une longue carrière d’écrivain s’en suivra, dont notamment ses derniers ouvrages :

2014, L’Innovation destructrice, Plon

2015, Prométhée et la boîte de Pandore, Plon

2016, La Révolution transhumaniste. Comment la technomédecine et l’ubérisation du monde vont bouleverser nos vies, Plon

2016, Sept façons d’être heureux, XO éditions

2017, La Plus Belle Histoire de l’école, avec Alain Boissinot, éditions Robert Laffont

2018, Dictionnaire amoureux de la philosophie, Plon

2019, Sagesse et folie du monde qui vient. Comment s’y préparer, comment y préparer nos enfants, avec Nicolas Bouzou, XO éditions